La Méhari Citroën s’impose comme un cabriolet iconique des années 70, incarnation parfaite d’un design rétro qui séduit toujours autant les passionnés d’automobile culte. Véritable voiture vintage à la plastique en ABS teintée dans la masse, elle combine légèreté et robustesse pour offrir une expérience de conduite inédite, symbole d’une époque où simplicité rimait avec liberté. Plus qu’une simple citadine décapotable, la Méhari est un concentré d’ingéniosité mécanique qui continue de fasciner les amateurs et collectionneurs.
Il faut retenir plusieurs éléments clés pour comprendre cet engouement :
- Un véhicule pensé pour la polyvalence, alliant loisir et utilitaire léger.
- Une carrosserie novatrice en plastique ABS, légère et résistante.
- Une mécanique simple mais robuste héritée de la 2CV et Dyane, facile à entretenir.
- Une version 4×4, rare et très recherchée, qui a renforcé sa légende en milieu militaire et tout-terrain.
- Un symbole fort chez Citroën, reflet des valeurs de liberté et d’innovation.
Road trip dans l’histoire de cette voiture française atypique, son évolution, et ce qu’il faut savoir avant de céder à la tentation d’une Méhari sur le marché de la collection.
Les origines et l’histoire unique du cabriolet Méhari Citroën
Née à la fin des années 1960, la Méhari est le fruit d’un choix audacieux chez Citroën : créer une voiture légère accessible, capable d’allier utilité et plaisir de vivre en extérieur. Le lancement officiel en 1968 coïncide avec une période mouvementée, ce qui ne l’a pas empêchée de s’imposer rapidement comme un véhicule de référence pour les loisirs, que ce soit en bord de mer ou à la campagne. Son nom évoque les dromadaires du désert, un clin d’œil à son aptitude à affronter la nature avec robustesse.
La Méhari reprend une mécanique simple issue de la 2CV et Dyane, pour assurer une fiabilité éprouvée. Contrairement aux voitures traditionnelles, elle dévoile une carrosserie en ABS teintée dans la masse, un matériau innovant offrant un entretien simplifié et une résistance aux chocs remarquable. Ce choix technique surprenant met en lumière la volonté de Citroën de sortir des sentiers battus.
L’innovation prend une nouvelle dimension en 1979 avec la Méhari 4×4, version tout-terrain embarquant une transmission intégrale combinée à un réducteur à trois rapports supplémentaires. Cette déclinaison lance véritablement le cabriolet comme un acteur crédible sur les terrains difficiles et lui ouvre les portes d’une adoption militaire française, qui en fait un modèle emblématique.
Les modèles Citroen classiques
Ce qui rend la Méhari Citroën 4×4 unique dans la gamme des voitures vintage françaises
La Méhari 4×4 se distingue par sa capacité à conjuguer maniabilité et franchissement tout-terrain grâce à un système technique ingénieux. Son moteur bicylindre refroidi par air développe environ 29 chevaux, offrant une puissance modeste mais parfaitement adaptée à sa vocation de voiture d’extérieur, légère et fun. La boîte de vitesses associe quatre rapports classiques à un réducteur procurant trois vitesses supplémentaires, optimisant ainsi les performances sur sols difficiles.
Son poids plume, inférieur à 600 kg grâce à la carrosserie en plastique, améliore son dynamisme. La suspension à barre de torsion, héritée de la 2CV, participe à l’absorption des irrégularités du terrain tout en garantissant un bon confort côté passagers.
| Caractéristique | Description |
|---|---|
| Moteur | Bicylindre 602 cm³ refroidi par air, 29 chevaux |
| Transmission | Boîte 4 vitesses + 3 rapports réducteurs, traction 4×4 |
| Poids | Environ 580 kg |
| Suspension | Barres de torsion transversales classiques 2CV |
| Freins | Disques avant, tambours arrière |
L’aspect extérieur est l’autre grand facteur d’attirance pour ce modèle. Sa carrosserie en ABS teintée dans la masse se décline dans des teintes vives comme le vert Montana, le jaune ou le bleu. La roue de secours sur le capot et les pare-chocs tubulaires lui confèrent un look immédiatement identifiable et indissociable de la voiture décapotable d’aventure.
Pourquoi la Méhari respire l’histoire et la culture automobile française des seventies
Plus qu’une simple « voiture vintage », la Méhari symbolise la France des années 70 où la liberté de mouvement s’exprimait aussi derrière un volant dénudé. Sa simplicité technique, sa modularité et son esthétique ludique en font un témoignage vivant de cette décennie où l’automobile culte se démarquait des standards lourds et sobres.
La Méhari 4×4 s’est aussi imposée dans le cadre militaire avec plus de 7 000 unités produites spécifiquement pour l’armée française. Ces véhicules bénéficiaient d’une installation électrique 24 V adaptée au matériel militaire embarqué, marquant leur rôle stratégique. Cette capacité à être à la fois véhicule de loisir et outil de travail renforça sa popularité et sa valeur historique.
Pour les amateurs et les collectionneurs, elle représente un défi mécanique mais aussi une passion à entretenir. La mécanique simple facilite d’ailleurs le diagnostic et l’entretien, une qualité que valorisent les propriétaires éclairés souhaitant ne pas se laisser piéger par des réparations coûteuses et déconcertantes comme celles observées parfois sur certains modèles électriques récents.
Les modèles emblématiques liés à la Méhari
- La Méhari 4×4 de 1979, une rareté et une icône tout-terrain.
- Les versions civiles colorées lancées dès 1968, reflet d’un loisir décontracté.
- La Méhari militaire, spécialement adaptée avec équipement 24V.
- Les tentatives récentes d’électrification, issues de la Méhari E-2016, moins réussies selon les retours des utilisateurs.
Conseils pour l’entretien, la restauration et l’achat d’une Méhari Citroën en 2025
Posséder une Méhari est une invitation à la maintenance proactive et raisonnée. Son cœur mécanique, mélangeant héritage 2CV et innovations légères, se révèle accessible en termes d’entretien avec des pièces disponibles, mais nécessite une vigilance accrue notamment sur le châssis métallique où se manifeste parfois la rouille. La carrosserie en plastique abs est un avantage considérable : difficile à abîmer, facile à réparer, elle évite bien des coûts.
Avant d’acquérir une Méhari, notamment une version 4×4, quelques vérifications techniques s’imposent :
- Contrôle de l’état du châssis, surtout en dessous.
- Inspection minutieuse des éléments ABS pour détecter fissures ou décoloration.
- Vérification de l’état des câblages électriques, notamment en 24 volts si militaire.
- Examen des soudures sur la transmission réductrice.
- Test de fonctionnement du moteur et des vitesses, avec attention aux réducteurs.
L’équipement d’outils adaptés est un atout : un multimètre fiable pour les diagnostics électriques, un kit de clés Torx, et une valise diagnostic basique peuvent faciliter grandement la prise en main.
Pour ceux qui souhaitent restaurer, il est utile de se rapprocher des clubs spécialisés comme Citroën Classic et Citroën Aventure qui offrent un soutien précieux dans la recherche de pièces et les conseils techniques. L’expérience montre que privilégier la réparation plutôt que le remplacement, quand possible, réduit l’impact financier tout en conservant l’authenticité du véhicule.
Quelle est la fiabilité mécanique de la Méhari ?
La Méhari bénéficie d’une mécanique simple et robuste, issue de la 2CV, qui facilite les interventions et assure une bonne fiabilité à condition d’un entretien régulier et une vigilance accrue contre la corrosion.
Faut-il privilégier la version 4×4 ou la version civile ?
La version 4×4, bien que plus rare et techniquement plus complexe, offre un attrait unique pour les passionnés de tout-terrain. Les versions civiles sont plus accessibles en entretien et idéales pour un usage loisir classique.
Comment éviter les mauvaises surprises à l’achat ?
Il est fondamental de vérifier le châssis, l’état du plastique ABS et les équipements électriques, surtout sur les versions militaires ou électriques, pour éviter les frais de remise en état lourds.
Quels outils sont recommandés pour l’entretien ?
Un multimètre, une valise diagnostic simple et des clés Torx couvrent la majorité des besoins pour diagnostiquer et entretenir une Méhari efficacement.
Peut-on conduire une Méhari tous les jours ?
Techniquement oui, mais ce cabriolet reste avant tout une voiture de loisir ou de collection. Son confort et ses performances restent modestes par rapport aux standards contemporains.